Hana to Alice raconte l’histoire de deux adolescentes : Hana Arai (Anne Suzuki) et Tetsuko Arisugawa, dite Alice (Yû Aoi). Ces deux lycéennes vont voir leur amitié mise à l’épreuve avec la création d’un triangle amoureux. Lorsqu’Hana jette son dévolu sur un garçon de son lycée (Miyazaki), la seule technique qu’elle trouve pour l’aborder est de lui faire croire qu’il est amnésique. Elle invente alors une histoire selon laquelle Miyazaki a quitté Alice pour déclarer sa flamme à Hana. Mais les filles ne sont pas au bout de leurs surprises lorsqu’Alice tape dans l’œil du garçon et que celle-ci n’est pas non plus insensible à son charme…

La première moitié du film est centrée sur l’ « ambition » de Hana et la seconde sur la naïveté d’Alice. Le réalisateur, Shunji Iwai (à qui l’on doit déjà Lily Chou-Chou no Subete) a voulu mettre en scène les sentiments des adolescentes, leur apprentissage de l’amour, la consolidation de l’amitié et le passage parfois chaotique à l’âge adulte. Iwai est d’ailleurs touche-à-tout, puisqu’il signe également la bande originale et le scénario du film. Sorti début 2004, Hana to Alice était au départ un programme court qui s’est finalement transformé en (très) long métrage. Car les 135 minutes du film dévoilent tout de même quelques longueurs.

Certaines scènes sont superbes : le grain apporte du caractère à des images capturées caméra à l’épaule, certains non-dits sont fabuleux, d’autres images volées renforcent cette impression de cocon des deux actrices dont l’interprétation est magistrale… Mais, entre deux caméos de Hiroshi Abe (DragonZakura, Kekkon Dekinai Otoko) ou Ryoko Hirosue (Wasabi), il pourra aussi arriver qu’on s’ennuie devant Hana to Alice.

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