Gantz, adaptation d'un manga à succès prépublié dans le Young Jump et atteignant déjà son douzième volume, laissait entrevoir de belles choses pour son adaptation en anime. Le travail a en effet été confié au studio Gonzo, récemment responsable du superbe Last Exile. Toutefois, pour Gantz, le soin apporté n'y est pas aussi marquant que chez son grand frère.

Certes, les éléments en 3D sont de facture assez correcte, malgré quelques facilités et peu de profondeur. Certes, l'incrustation 2D/3D reste relativement efficace, notamment lors des rotations des éléments manuels qui demandent beaucoup d'étapes d'animation, et son généralement squizées des anime diffusés à la télévision.

Mais la mise en scène et son niveau très irrégulier risquent de dérouter bon nombre de spectateurs. L'on peut passer de l'intéressant au franchement mauvais, digne d'une série d'il y a dix ans. Idem pour le design des personnages et le détail qui leur est apporté. Itou pour l'intérêt procuré par les épisodes, certains s'avérant passionnants et d'autres absolument soporifiques.

Car c'est bien là le point central de Gantz : son rythme reste très irrégulier sur quasiment tous les points qui le composent, ce qui fatigue le spectacle, pourtant bercé dans une SF pas inintéressante de prime abord. Finalement, l'anime laisse un goût douteux dans la bouche, celui de constater que Gantz a su produire plutôt le pire que le meilleur, et que dans l'ensemble il n'a pas franchement passionné.

Et que cela pue trop l'adaptation mercantiliste pour nous faire oublier combien l'on s'est ennuyé devant ces onze épisodes. Comme pour la censure énervante qu'il a utilisée tout le long, cette première session de Gantz, finalement, ne sert à rien.

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