Final Fantasy Crystal Chronicles

C'est sur un thème principal orchestral souillé par cette Coréenne de Yae et sa déjà trop légendaire flegme que Final Fantasy Crystal Chronicles débute. Si Kazenone, car le bafouage porte un nom, sert de démarrage, il transforme d'ores et déjà nos traditionnelles premières heures de RPG en introduction non jouable et même pas interactive. La vidéo qui mixte des passages vus et revus représente en effet non seulement un prologue, mais également un synopsis et un début d'aventure. Pour le moins décontenançant !

Un dernier terme qui pourra, prostré inélégamment au côté de "biphasique", résumer plus que correctement des chroniques du crystal dont nous attendions sans doute plus qu'une promotion en demi-teinte de la tristement célèbre connectivité. Trop contraignant, mal construit à de nombreux points de vue, FFCC multi-joué sera revu et corrigé cérébralement par tous les joueurs ayant connu Seiken Densetsu II. Reste un jeu en solitaire vite ennuyeux, tant sur ce point seulement il fait honneur au titre de la saga compte tenu des derniers opus.

Combien d'entre-nous pourront prétendre pouvoir répondre aux contraintes logistiques des trois GBA, autant de câbles et surtout d'amis, et par-là même pouvoir tirer pleinement parti du potentiel contenu dans le magnifique emballage du titre ? Peu sans doute, et ils profiteront d'ailleurs simultanément, avec des yeux de merlan frit plus impressionnants que les meilleurs smileys MSN, de l'incroyable incommodité des déplacements dans les menus et de la frustration découlant de l'utilisation des portables. Doit-on réellement encore espérer quelque chose de la connectivité entre les machines ?

C'est d'autant plus dommage que techniquement, le titre bluffera souvent par ses magies et ses représentations oniriques. Musicalement, itou, l'on se laisse porter par les compositions enchanteresses de TANIOKA qui collent parfaitement aux visuels et nous rappellent les plus belles partitions des Seiken et autres Chrono. Crystal Chronicles souffrira finalement d'un fatalitaire cul entre deux chaises, correspondant plus à un public très "JJ" (pour jeune-japonais) qu'au renouveau du RPG naïvement espéré. A la rescousse, n'en doutons plus, les contes symphoniques sauront s'imposer.

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