Elite Beat Agents

Osu! Tatakae! Ôendan

Même s’il sort des dizaines de jeux chaque mois sur la petite DS, il faut rappeler qu’on reste beaucoup dans les thématiques grand public. Et, quoi qu’on puisse associer les jeux musicaux au casual gaming (en témoigne le récent succès de Guitar Hero DS), le genre n’est pas non plus surreprésenté sur la portable de Nintendo. On citera bien Electroplankton, pour la forme, mais il est particulièrement expérimental et réservé à un public bien particulier. Elite Beat Agents comble donc le vide avec non seulement de l’opportunisme, mais aussi du talent.

Avant toute chose, j'aimerais noter que cette version est une conversion particulièrement travaillée d'Ouendan, un titre très japonais dans l'esprit. Si le gameplay est le même, quasiment tout l'emballage a changé : on passe des "supporteurs" japonais aux agents secrets au look US. Et c'est pareil pour le choix des chansons, sur lequel nous reviendrons un peu plus tard. Il faut en tout cas rappeler qu'il existe donc deux versions assez différentes d'un même jeu : Elite Beat Agents pour les occidentaux et Osu! Tatakae! Oendan pour les japonisants.

Il s’agit donc d’un jeu de rythme qui utilise des chansons du vaste répertoire pop-rock (voire encore un peu plus large). On reconnaîtra les Rolling Stones, Jamiroquaï, les Village People, Avril Lavigne ou même Deep Purple… certains titres se recoupent avec les Guitar Hero ou Rock Band. C’est assez éclectique mais ça reste cohérent avec l’ambiance du jeu. L’interactivité se fait au stylet : il faudra appuyer, glisser ou tourner des petites bulles qui arrivent en rythme et dans un certain ordre. Très vite, ça se révèle un peu répétitif vu le nombre d’actions assez limité (mais il faut avouer que c’est un peu pareil dans tous les rythm games sans accessoires, comme Space Channel 5 ou Parappa the Rapper). Je reprocherais aussi le stylet qui bloque un peu la vue, mais c’est le cas pour pas mal de jeux DS et inhérent au principe. D’autre part, le jeu se termine en 2-3h seulement. Les 15 niveaux du mode facile ne vous accrocheront pas plus longtemps, mais on a toujours la possibilité de se les refaire dans des modes de difficulté supérieurs.

J’ai l’air de faire la fine bouche, mais Elite Beat Agents est assez plaisant à jouer, notamment grâce à son habillage un peu fou-fou et ses mini-scénarios délurés. De plus, il faut noter un aspect graphique soigné avec un recours important à une 2D très BD, ses contours gras et ses couleurs éclatantes, et des séquences rythmées qui donnent envie de poursuivre les niveaux. Chaque chanson est entrecoupée de petites saynètes faisant progresser les histoires et réalisées avec pas mal d’inventivité et beaucoup d’humour. C’est sans doute l’un des gros points forts du jeu. Même s’il ne résistera pas longtemps aux habitués du genre, il paraît que sa suite est encore meilleure. Comme cet EBA date déjà d’un bout de temps, on le trouve à un prix extrêmement attractif en occasion. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai craqué et je compte bien faire pareil un de ces quatre avec sa séquelle Oendan 2.

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