Anciennement suffixée Company, et plus récemment Entertainment, RED est notamment responsable de séries importantes dans le jeu vidéo, telles que les Sakura Taisen ou les Tengai Makyô. Elle s’est lancée plus récemment dans la réalisation d’un titre beaucoup plus interactif, car appartenant au genre beat’em all : Bujingai.

Le titre repose énormément, à l’image du Glass no Bara de Capcom, sur l’incrustation de Gackt. Le chanteur japonais est clairement imposé comme la star du jeu, ce qui nous sera matraqué tout au long de celui-ci : le protagoniste est à son image, sa voix est doublée par Gackt, le nom en tant que marque est répété au cours du générique jouable du prologue, etc. De même, des emblèmes cachés dans les niveaux permettent de débloquer des bonus ayant trait au chanteur, en particulier des vidéos qui ne manqueront pas de faire mouiller dans leur culotte toutes les groupies du bestiau.

Une fois dans le jeu à proprement parler, l’on s’aperçoit bien vite que le design général rappelle les premiers titres de la génération PlayStation : techniquement simple, malgré de beaux effets, le titre marque clairement la césure entre la 3D des phases jouables et le précalculé des cinématiques. De même, les décors un peu vides et répétitifs s’accompagnent d’un brouillard qui peine à masquer le faible nombre de polygones, la simplicité des textures et la répétitivité des ennemis.

Malgré tout, l’aspect chinoisant choisi s’avère assez intéressant et accrocheur. De plus la mise en scène un peu rétro, beaucoup plus wu xia pian que chanbara, amuse le joueur. C’est d’autant plus attractif que la jouabilité reste un modèle de classicisme, de simplicité, et donc d’efficacité pour ce genre de jeu. Cela n’évite pourtant pas le côté bourrin qui ne tarde pas à se montrer, ni la relative pénibilité de certains passages plate-forme. Sur le coup, l’on excusera RED qui est beaucoup plus habitué aux jeux anti-directement interactifs.

Les combats sont peut-être un peu répétitifs, et c’est malheureusement le point faible classique du beat’em all. Mais Bujingai reste un bon jeu du genre, et c’est de plus en plus rare. Comme il fait, en plus, passer quelques heures sympathiques, les amateurs auraient tort de s’en priver.

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